25 octobre 2007
#30
Elle est distraite, Helen. Et Anglaise, de surcroît. Elle ne s’attendait sans doute pas, à la veille de Noël, à se retrouver aux urgences de l’hôpital de Distington, au nord-ouest du pays, afin … d’accoucher. Jusque là, Helen, 25 ans, pensait avoir affaire à une simple et banale, mais douloureuse, indigestion après avoir mangé un kebab qu’elle pensait au final être avarié. Prise de douleurs au ventre, la jeune femme n’eut que le temps de poser ses deux pieds dans l’hôpital et de donner naissance à un bébé prénommé plus tard Deaton, 2,1 kg et en pleine forme, alors que le staff des lieux n’eut même pas le temps de lui annoncer qu’elle était enceinte. Quand j'ai eu mal à l'estomac, je pensais que c'était le kebab, a expliqué Helen, tout aussi sidérée que son ami Mark, 41 ans, de se savoir maman. Elle était au travail jusqu'au vendredi avant Noël et nous étions sortis pour les événements classiques, boire un verre, voir des amis, aller aux Christmas Parties a-t-il raconté. Si elle avait pris le supplément frites du menu kebab, c’était tout bon pour accoucher de jumeaux.
La poisse. Et pourtant Phulram, un Népalais de 75 ans, avait mis toutes les bonnes grâces du ciel de son côté. Il s’était en effet uni à un…chien lors d’une cérémonie officielle dans le petit village de Durgauli (sud-ouest du pays) afin que la chance soit avec lui et que les dents lui repoussent, selon une superstition locale de la communauté des Tharu. Mais las, Phulram qui se croyait pourtant à l’abri du malheur, décédait trois jours plus tard. Trop de bonheur tue le bonheur, sans doute.
10 octobre 2007
#29
Sans rire, la poste belge a décidé de se lancer dans le chronométrage de ses facteurs lorsqu'il enfile ou enlève leur casque lors de leur tournée afin d'en déduire le nombre de boite aux lettres qu'ils doivent en principe remplir. Une étude qui prend ainsi acte de la progression somme toute inquiétante des accidents parmi 4 000 facteurs motorisés et se veut une façon de leur rappeler le règlement selon lequel ils doivent partir et revenir de leurs tournées avec leur casque sur la tête. Un règlement qui n'implique cependant pas de porter le casque… pendant la tournée. Fini le laisser aller, l'anarchie, le bordel ambiant, donc, le casque sera désormais obligatoire tout le temps. Mais… parce qu'il y a toujours un mais, le fait d'ôter et de remettre son casque pour parler à un client, par exemple, fait perdre du temps à l'employé modèle. Qu'à cela ne tienne la direction de la poste belge se lancera dans le calcul net et précis du temps perdu à cette occasion, en le multipliant par le nombre de fois où la manœuvre est effectuée dans la journée. Et la lumière sera enfin faite sur toutes ces pertes de temps pour recalculer la longueur maximum des tournées. C'est précis, c'est belge.
Aaaaah Noël. Mark est Anglais et semble prêt à quasiment tout pour trouver l'Elue de son cœur. Et pour ça, il aime à se provoquer quelques défis. Cette fois, il se lance dans un parcours de près de 89 kilomètres à quatre pattes, affublé d'une pancarte indiquant Pourriez-vous m'aimer ?', afin de séduire les doux regards des demoiselles et d'attirer l'attention sur les gens qui passent les fêtes de fin d'année dans la solitude. Agé de 37 ans, traînant derrière lui des boites de chocolat attachées par des ficelles à ses poignets et à ses chevilles, Mark s'est donné une trentaine de jour pour accomplir son périple tout en souvenant d'un Noël où je n'avais pas de petite amie. Je ne voulais pas retourner dans ma famille et je me suis retrouvé à faire réchauffer deux poissons panés. Certaines personnes passent Noël dans un profond désespoir qu'ils ont du mal à surmonter. J'espère encourager les gens à peut-être inviter d'autres personnes, a-t-il précisé. Saint Mark-le-Motivé n'en est pas à son coup d'essai. Déjà en 2003, il avait passé deux semaines à faire rouler une cacahuète… avec son nez sur 12 kilomètres jusqu'à la résidence du Premier ministre, à Downing Street à Londres, pour protester contre l'endettement des étudiants. Deux ans plus tard, il opta pour un parcours de 91 kilomètres, entre Brighton à Londres, en faisant la roue. Il protestait contre ces malotrus qui prenaient des galets sur les plages pour décorer leur jardin. Une belle initiative qui lui valu tout de même un tour de rein au bout de… deux jours. Sinon, Mark est toujours célibataire.
01 octobre 2007
#28
Une soupe se savoure chaude. C’est du moins l’opinion partagée par Mellesia, 23 ans, et Merloze, 20 ans. Employées d’un petit drugstore de la petite ville de Tamarax au nord de Miami, les deux jeunes femmes sans doute affamées plus que de raison, décidèrent au même moment qu’il était l’heure de la soupe. Mais qui des deux la réchaufferait la première au micro-onde ? Et c’est à partir de ce moment-là que le ton est monté… Chacune ne voulant rien céder, une lutte au… couteau de cuisine débuta. Mellesia infligea donc à sa collègue un coup à l’abdomen, qui en moyen de rétorsion facilement compréhensible tenta de s’approprier l’objet contendant. Dans la bagarre, les deux terreurs se coupèrent aux mains avant que le patron du drugstore ne puisse intervenir pour les séparer. Un policier se contenta d’observer que ce n'est peut être pas le motif de bagarre le plus frivole que nous ayons jamais connu, mais il n'en est pas loin. Si peu. Mellissia fut tout de même arrêtée et inculpée pour coups et blessures. La soupe est aujourd’hui un peu froide.
Au Japon, le fabricant de lingerie Triumph International aime garder ses innovations bien au chaud. Il a en effet présenté le prototype d’un nouveau modèle de soutien-gorge réchauffable au… micro-onde. De quoi passer un hiver tranquille devant sa cheminée perso. La marque profitant ainsi, parallèlement, d’une campagne de communication, Warm Biz, qui propose aux Japonais de faire des économies d’énergie en portant de gros pull et autres vêtements chauds au bureau. Concrètement, le soutien-gorge comprend des coussinets pouvant être remplis d’un gel réutilisable, facile à chauffer soit au micro-onde, soit au bain-marie. Certes, il est possible que le côté affriolant du sous-vêtement se perde en route quand on sait qu’il s’enroule tel au boa autour de la femme qui le porte, en commençant par le cou puis se déployant autour de la poitrine. Triump International a quand même prévenu que le modèle ne serait pas commercialisé à grande échelle, se contentant d’adapter sa mirifique trouvaille à d’autres types de vêtements. On a eu chaud !!
